City Bikes Sit and Go,City Bikes Start and Go
04/03/2009

Interview Jad Hussein et Simon Cauwenbergh, qui ont travaillé sur le projet sitandgo! startandgo!

Le cahier des charges pour la nouvelle gamme city by Lapierre était simple : créer des vélos modernes, pratiques et fiables !
Deux personnes ont pris le projet à bras le corps : Simon Cauwenbergh, ingénieur et project leader pour la gamme Sitandgo et Startandgo, et Jad Hussein, designer, qui a travaillé sur la cosmétique et l’image de la gamme.
Simon Cauwenbergh est ingénieur chez Lapierre. Il est responsable du projet Sitandgo / Startandgo, depuis la création du cadre, jusqu’à la production finale des vélos.
Jad Hussein a 28 ans, il est graphiste. Il travaille dans le domaine culturel, (musée d'art contemporain de Lyon, catalogues d'exposition...) mais aussi pour des programmes d'identité visuelle plus corporate. Il s’agit de son premier projet pour Lapierre.
 
Nous connaissions bien la gamme Lapierre City des Monaco, Barcelona & Co… avec Sitandgo/Startandgo quels changements ! Expliquez nous cela.
Simon: Sitandgo et Startandgo sont des vélos de ville par excellence, vraiment conçus pour les personnes qui les utilisent. Ces vélos se démarquent de par leur couleur et leur identité des autres vélos de ville sur le marché, qui sont plutôt gris et tristes. Ces vélos bénéficient de la qualité et de la fiabilité Lapierre, de plus, ils ont été vraiment conçus en pensant à l’utilisateur : géométrie retravaillée, confort… et le petit plus : un style affirmé !
Jad : Pour tout dire, je ne connaissais pas vraiment cette gamme et c'est une des raisons pour laquelle j'ai à priori été sollicité dans le cadre du projet sitandgo! / startandgo!. Parfois la méconnaissance permet d'emprunter de nouvelles directions, d'apporter une certaine fraîcheur dans la résolution d'un problème. En même temps, il ne s'agissait pas d'inventer une machine à dormir debout, simplement de repenser le vélo urbain dans le fond comme dans la forme. Il fallait réaffirmer l'image du vélo de ville qui manquait cruellement de personnalité chez Lapierre

Lors de la réalisation du cadre quelles ont été vos sources d’inspiration ?
Simon: La simplicité est souvent la clé pour réaliser de grandes choses, et on s’est dit que ce devrait être la même chose pour les vélos ! Un vélo devrait être toujours prêt à rouler, et se suffire à lui même. On devrait toujours pouvoir s’assoir et rouler – Sit and go - aussi simple que ça. La maniabilité des Sitandgo parle d’elle même. Tout l’esprit du vélo de ville est résumé dans le cadre: il est différent, simple, pratique, et avec du caractère!
Jad : Le fil conducteur a toujours été la simplicité. Je me suis dit : "c’est pas compliqué un vélo, je monte dessus je m'assieds et je m'en vais". Une action en deux temps, comme une balle qu'on lance et qui rebondit, et donc un mouvement celui du rebond. Rebond que j'ai traduit par une forme simple, celui du cadre et du logo. Puis Simon est parti d'un de mes croquis très sommaire pour résoudre techniquement la forme. Si je passe quelques détails complexes, le process fût assez "fluide".


Pourquoi ces couleurs, ces noms aux vélos ?
Simon: A nouveau, nous ne voyions pas d’intérêt à compliquer les choses. Si quelqu’un qui ne connaît pas le Sitandgo ou Startandgo en voit un, il dira probablement: hey, regarde le vélo vert (GREEN) ou le « marron (BROWN) de ce vélo est très joli”  La couleur est un langage et donne de l’identité, alors nous avons opté pour la logique : donner au vélo le nom de sa couleur !
Jad : Quand on regarde les vélos de ville, on est surpris par l'homogénéité en terme de couleurs : du gris, du noir, et encore du gris. Les villes sont grises certes mais ce n'est pas une raison. Ainsi dès le début, nous voulions de la couleur, de la gaîté. Je voulais que la gamme sitandgo! / startandgo! ressemble à  un nuancier pantone. En ce qui concerne le noms des vélos, nous avions plusieurs pistes et l'idée d'associer une couleur par vélo fut retenue. C'est d'ailleurs très logique avec ces notions de nuancier et de simplicité.


Quel est votre Sitandgo préféré ?, plutôt 26’ ou 28’ ?
Simon: Si j’habitais en centre ville, j’opterai certainement pour un Sitandgo Green. Il a tout ce dont j’ai besoin, un montage en Nexus, une couleur pleine de peps qui me plaît... Pour effectuer des trajets maison-travail, je choisirai plutôt un Cream ou un Brown : plus de vitesses, des roues plus larges et la selle suspendue rendraient sans nul doute mon trajet du matin plus plaisant !
Jad : Je serai plus 26', je les trouve plus agressifs, même si le côté très chic du Cream 28' me séduit.

Les 3 points forts du Sitandgo et du Startandgo ?
Simon et Jad, d’une même voix : Le look, la qualité, la simplicité.
Quels regards portez-vous sur l’offre actuelle des vélos de ville et des vélos à assistance électrique ?
Jad : En ce qui concerne les vélos de ville et l'offre actuelle, je trouve l'ensemble très homogène en terme d'image et de design. Les vélos sont plutôt ternes, presque effacés, c'est peu ludique en tout cas. Les vélos à  assistance électrique ressemblent plus à des machines qu'à des vélos même si l'effort se concentre actuellement sur l'esthétique.

Après la Mini Cooper, le iPod, le Sitandgo! objet culte de l’urbain moderne ?
Simon: Absolument! Il est grand temps que le vélo fasse parti de notre culture et de notre vie quotidienne.
Jad : Je ne sais pas si on peut aller aussi loin dans la comparaison en tout cas il est sûr que le citadin du 21e siècle aura besoin d'un chouette vélo pour ses déplacements quotidiens. Le vélo sera donc amené à devenir un accessoire urbain incontournable, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui en France.